National Géographic / Antarctique : la vie des profondeurs en photos

Plongez sous la glace de l’Antarctique à la rencontre d’animaux fabuleux et d’une flore luxuriante.

Un plongeur contemple un manchot empereur qui nage à ses côtés. Des microalgues, qui s’accrochent à la glace et effectuent la photosynthèse au printemps, forment des taches brunes.
Un phoque de Weddell, mammifère reproducteur le plus méridional au monde, nage sous la glace. Les phoques ne s’éloignent pas de la côte et respirent à travers les fissures de la glace.
Les eaux glacées de l’Antarctique abritent également de nombreux invertébrés marins.
Un plongeur nage à plusieurs mètres de profondeur, sous la glace de l’Antarctique. La corde que l’on aperçoit aide les plongeurs à retrouver leur chemin jusqu’à la surface.
Un jeune phoque de Weddell se prélasse dans un trou de glace. À l’âge adulte, il fera environ trois mètres de long et pèsera la moitié d’une tonne.
Attachés au fond marin, à plus de 60 mètres de profondeur, siphonnant l’eau en guise de nourriture, les ascidies « ressemblent à de simples éponges », décrit Chevaldonné. « Elles sont pourtant très évoluées » : les larves de ces invertébrés ont des moelles épinières.
Un phoque nage sous la glace marine près de la station Dumont d’Urville, dans l’est de l’Antarctique.
À 30 mètres de profondeur, une comatule ondule ses bras en forme de fronde à la recherche de particules de nourriture. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il s’agit d’un animal et non d’une plante : une cousine des étoiles de mer capable de nager. Le photographe Laurent Ballesta a plongé à 70 mètres de profondeur pour obtenir ces clichés.
Le corps coincé dans la banquise, une anémone agite ses tentacules dans les eaux sombres. Selon la biologiste marine Marymegan Daly, il s’agit de la seule espèce d’anémone connue à vivre dans la glace. Les scientifiques ignorent comment l’anémone fait pour pénétrer la glace ou pour y survivre.
À proximité de la station Dumont d’Urville, dans l’est de l’Antarctique, des tourbillons d’eau de mer couverte de glace, appelés brinicles, percent la glace marine. Éphémères et très rares, ils se forment lorsqu’un flux d’eau salée extrêmement froid se déverse des calottes de glace polaires et gèle de l’eau de mer moins salée.
Un phoque de Weddell nage sous la glace aux côtés de son petit. Lorsqu’il aura atteint l’âge adulte, ce petit fera la taille de sa mère, il mesurera trois mètres de long et pèsera une demi-tonne. Ces phoques sereins ne s’éloignent pas des côtes et respirent l’air à travers les fissures de la glace.
Des manchots empereurs plongent dans les eaux libres à la recherche de nourriture. Au-dessus d’eux, des microalgues, qui s’accrochent à la glace et effectuent la photosynthèse au printemps, forment des taches brunes. La journée, le photographe campait sur l’une de ces banquises.
Les pycnogonides sont un autre exemple du mystérieux « gigantisme polaire » : alors qu’elles sont minuscules dans d’autres régions, celle-ci, découverte en Antarctique, possède des pattes de 18 centimètres.
Photographie de Laurent Ballesta, National Geographic